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Calculer ses congés payés : jours acquis et indemnité

Calculez vos jours de congés payés acquis, même après un arrêt maladie (règles 2024), en jours ouvrables et ouvrés, et l’indemnité la plus favorable.

Jours acquis sur la période de référence

En général du 1er juin au 31 mai (12 mois). Comptez en mois ; une demi-période se note 0,5.

Avec les congés payés pris, les congés de maternité, de paternité ou d’adoption, les repos compensateurs et jours de RTT.
Indemnité de congés payés (facultatif)
Salaire de base et primes mensuelles liées au travail, pour un mois complet.
Salaires, primes liées au travail, heures supplémentaires et congés payés de l’an passé ; sans les indemnités journalières. Vide : salaire mensuel × mois de travail.
Une semaine de congé = 6 jours ouvrables (du lundi au samedi).

Calcul pour un salarié du secteur privé, selon le Code du travail. Rien n’est envoyé : le calcul se fait dans votre navigateur.

À quoi sert cet outil

Il compte les jours de congés payés acquis sur une période de référence, avec les règles des arrêts maladie en vigueur depuis la loi du 22 avril 2024, donne l’équivalent en jours ouvrés, puis calcule l’indemnité de congés payés selon les deux méthodes prévues par le Code du travail, en retenant la plus favorable. C’est un montant minimum légal, votre convention collective peut prévoir plus.

Comment faire

  1. Indiquez le nombre de mois de travail effectif sur la période de référence (en général du 1er juin au 31 mai). Les congés payés pris, les congés de maternité, de paternité ou d’adoption, les RTT et les repos compensateurs comptent comme du travail.
  2. Ajoutez les mois d’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle, et les mois d’arrêt maladie ordinaire.
  3. Pour l’indemnité, entrez votre salaire mensuel brut et, si vous l’avez, le total brut perçu pendant les mois travaillés (vos fiches de paie, ou le cumul de la dernière fiche de mai).

Les règles appliquées

  • Travail effectif : 2,5 jours ouvrables par mois, 30 jours ouvrables au plus par an, soit cinq semaines (article L3141-3 du Code du travail).
  • Accident du travail ou maladie professionnelle : l’arrêt compte comme du travail effectif, donc 2,5 jours par mois. Depuis le 24 avril 2024, il n’y a plus de limite d’un an.
  • Arrêt maladie ou accident non professionnel : depuis le 24 avril 2024, il ouvre droit à 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours par période de référence (article L3141-5-1). Le total reste plafonné à 30 jours.
  • Arrondi : un nombre de jours non entier est porté à l’entier supérieur (article L3141-7).
  • Jours ouvrés : 6 jours ouvrables (lundi au samedi) valent 5 jours ouvrés (lundi au vendredi). 30 jours ouvrables = 25 jours ouvrés.
  • Indemnité (article L3141-24) : soit un dixième de la rémunération brute de la période de référence, soit le salaire qu’aurait touché le salarié s’il avait travaillé (maintien de salaire). L’employeur doit verser la plus élevée. Pour le dixième, un arrêt pour accident du travail compte comme payé, et un arrêt maladie non professionnel compte pour 80 % du salaire.

Exemple

Une salariée a travaillé 9 mois et a été en arrêt maladie ordinaire 3 mois. Elle acquiert 9 × 2,5 = 22,5 jours, plus 3 × 2 = 6 jours, soit 28,5 jours arrondis à 29 jours ouvrables (24 jours ouvrés). Son salaire est de 2 000 € brut par mois et elle a perçu 18 000 € pendant ses mois de travail. Pour le dixième, l’arrêt compte pour 2 000 × 3 × 80 % = 4 800 € : (18 000 + 4 800) ÷ 10 = 2 280 €. Le maintien de salaire pour 29 jours donne environ 2 000 ÷ 26 × 29 = 2 230,77 €. Le dixième, plus favorable, est retenu.

Ce que l’outil ne couvre pas

  • Les jours supplémentaires : fractionnement, jeunes de moins de 21 ans, ancienneté ou jours prévus par la convention collective.
  • Les métiers qui passent par une caisse de congés payés (bâtiment, spectacle), dont la période de référence va du 1er avril au 31 mars.
  • Le détail du maintien de salaire, que l’employeur calcule avec les jours réellement travaillés du mois : l’outil l’estime avec 26 jours ouvrables par mois.
  • Le report des congés non pris à cause d’un arrêt (période de 15 mois) et les demandes pour des arrêts antérieurs au 24 avril 2024, encadrées par des délais.

Questions fréquentes

Les arrêts maladie donnent-ils vraiment des congés ?

Oui, depuis la loi du 22 avril 2024, entrée en vigueur le 24 avril 2024 : 2 jours ouvrables par mois d’arrêt non professionnel (24 jours au plus) et 2,5 jours par mois d’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle.

Quelle différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?

Les jours ouvrables vont du lundi au samedi (6 par semaine), les jours ouvrés sont ceux travaillés dans l’entreprise, en général du lundi au vendredi (5 par semaine). Le décompte choisi ne doit pas désavantager le salarié.

Que se passe-t-il si je quitte l’entreprise ?

Les jours acquis et non pris sont payés avec le solde de tout compte, sous forme d’indemnité compensatrice calculée de la même façon.

Sources (vérifiées le 28 octobre 2026) : Service-Public.fr, congés payés du salarié dans le secteur privé ; Code du travail, article L3141-3 ; article L3141-5 ; article L3141-5-1 ; article L3141-24 (versions en vigueur depuis le 24 avril 2024, loi n° 2024-364 du 22 avril 2024, article 37).