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Calculer ses cotisations de micro-entrepreneur

Calculez les cotisations Urssaf d’un micro-entrepreneur au mois ou au trimestre, avec l’Acre et le versement libératoire, le revenu restant et les plafonds.

Je déclare
Les sommes réellement encaissées, hors TVA, pas le bénéfice.

Estimation pour la France métropolitaine. Rien n’est envoyé : le calcul se fait dans votre navigateur.

À quoi sert cet outil

Il calcule ce qu’un micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) paie à l’Urssaf pour un mois ou un trimestre : cotisations sociales, contribution à la formation professionnelle, taxe pour frais de chambre consulaire et, si vous l’avez choisi, versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Il tient compte de l’Acre, montre le revenu qui vous reste et compare votre rythme d’activité aux plafonds du régime et aux seuils de la franchise de TVA.

Comment faire

  1. Choisissez votre activité : celle déclarée lors de la création (vente, services commerciaux ou artisanaux, profession libérale).
  2. Indiquez si vous déclarez chaque mois ou chaque trimestre, la période, puis le chiffre d’affaires encaissé (les sommes reçues, hors TVA, pas le bénéfice).
  3. Cochez le versement libératoire et l’Acre si vous en bénéficiez. Pour l’Acre, la date de début d’activité fixe le taux et la fin de l’aide.

Les taux utilisés (depuis le 1er janvier 2026)

  • Cotisations sociales : 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC), 25,6 % pour les professions libérales non réglementées (BNC), 23,2 % pour les professions libérales relevant de la Cipav.
  • Formation professionnelle : 0,1 % du chiffre d’affaires pour un commerçant, 0,3 % pour un artisan, 0,2 % pour une profession libérale.
  • Taxe pour frais de chambre consulaire : 0,015 % (vente) ou 0,044 % (services) pour la CCI ; 0,48 % pour les services artisanaux et 0,22 % pour l’achat-revente d’un artisan (plus en Alsace et en Moselle) pour la CMA. Elle n’est pas due la première année, ni si le chiffre d’affaires de l’avant-dernière année était inférieur à 5 000 €. Les professions libérales ne la paient pas.
  • Versement libératoire (option) : 1 % pour la vente, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les BNC. Il remplace l’impôt sur le revenu sur cette activité.
  • Acre : taux réduit jusqu’à la fin du 3e trimestre civil qui suit le début d’activité. Pour un début d’activité jusqu’au 30 juin 2026, l’exonération est de 50 % (par exemple 10,6 % au lieu de 21,2 %) ; à partir du 1er juillet 2026, elle n’est plus que de 25 % (15,9 % au lieu de 21,2 %), selon le décret du 6 février 2026.

Au 28 octobre 2026, aucune hausse de ces taux n’est annoncée pour le 1er janvier 2027 ; le budget 2027 est encore en discussion. Si l’année 2027 est choisie, l’outil applique les taux 2026 et le signale. Les taux seront mis à jour dès leur publication.

Exemples

Un consultant commerçant (prestations de services BIC) encaisse 3 000 € en octobre 2026, sans Acre ni versement libératoire : 3 000 × 21,2 % = 636 € de cotisations, 3 € de formation professionnelle et 1,32 € de taxe CCI, soit 640,32 €. Il lui reste 2 359,68 €, avant ses frais et l’impôt.

Une graphiste en profession libérale (BNC) déclare 9 000 € au trimestre avec le versement libératoire : 2 304 € de cotisations (25,6 %), 18 € de formation (0,2 %) et 198 € d’impôt (2,2 %), soit 2 520 €.

Un électricien qui a commencé le 3 septembre 2026 avec l’Acre paie 15,9 % jusqu’au 30 juin 2027, puis 21,2 %.

Plafonds et franchise de TVA

Le régime reste ouvert tant que le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 203 100 € pour la vente et 83 600 € pour les services et les professions libérales (plafonds 2026, proratisés la première année). Un dépassement deux années civiles de suite fait sortir du régime.

La franchise de TVA est un autre seuil : en 2026, 85 000 € pour la vente et 37 500 € pour les services, avec des seuils majorés de 93 500 € et 41 250 € qui rendent la TVA due dès leur dépassement. Le projet de seuil unique à 25 000 € a été abandonné, mais ces règles changent souvent : vérifiez-les avant de décider (des seuils propres existent pour les avocats, les auteurs et les artistes).

Ce que l’outil ne couvre pas

  • Les départements d’outre-mer (taux réduits propres), les meublés de tourisme et les chambres d’hôtes.
  • Les activités mixtes, à déclarer ligne par ligne : faites un calcul par activité.
  • L’impôt sur le revenu sans versement libératoire, qui dépend de tout votre foyer.

Questions fréquentes

Le revenu restant est-il mon salaire ?

Pas tout à fait : vos dépenses professionnelles (matériel, logiciels, déplacements) ne sont pas déduites en micro-entreprise. Ce qui reste après les cotisations doit encore les couvrir.

Et si je n’encaisse rien ?

Pas de chiffre d’affaires, pas de cotisations : vous déclarez 0 €, la déclaration reste obligatoire.

Faut-il un logiciel de comptabilité ?

Ce n’est pas obligatoire : il faut tenir un livre des recettes et, pour la vente, un registre des achats. Un tableur suffit au début ; un logiciel de facturation ou une application bancaire pour indépendants peut faire gagner du temps quand l’activité grandit, en préparant les déclarations et en suivant les seuils.

Sources (vérifiées le 28 octobre 2026) : autoentrepreneur.urssaf.fr, l’essentiel du statut (taux, Acre, formation, chambres consulaires, plafonds) ; urssaf.fr, évolution des taux des auto-entrepreneurs (30 janvier 2026) ; Service-Public Entreprendre, cotisations du micro-entrepreneur ; Acre et changement du 1er juillet 2026 ; franchise en base de TVA.